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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 13 août 2013

Naufrage

CHAPITRE 21ème : Ahmed-le-diabolique
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Paul n’a plus le choix. Le Lisbeth n’ira jamais au bout de son dernier voyage. Si ce n’est pas maintenant, ce sera au troisième passage du pirate inconnu.
Autant prendre les devants et s’immerger hors de sa vue. Pendant qu’ils s’acharneront sur l’épave et les deux embarcations mises à l’eau, Paul à une chance de leur échapper… sous l’eau et à la faveur de la nuit qui tombe. En nageant vers l’est, il arrivera tôt ou tard sur une côte.
Dans combien de temps ? Ce serait mieux s’il pouvait décamper avec le hors-bord du bord. Mais l’autre le couvrira de plomb !
 
La dernière fois qu’il avait fait ça, ça ne lui avait pas bien réussi et c’était au large de la barge du professeur Risle où il faisait déjà une cible parfaite (*)
Et sera-t-il capable de tenir aussi longtemps dans l’eau ? Ça c’est une autre histoire, même s’il n’y a plus le choix et s’il veut un jour faire rendre gorge à l’armateur et au capitaine de l’agression dont il est la victime immédiate.
Paul plonge discrètement sur bâbord, caché par la coque de son voilier à l’agonie.
Et que c’est triste de voir ce bateau, sur lequel il a parcouru tant de milles nautiques sur les trois océans, couché sur le flanc telle une baleine agonisante !
L’abandonner là… Un déchirement bien supérieur à un « Orly, le dimanche, avec ou sans Bécaud » pour reprendre du Brel qu’il a alors en tête…
Il lui dit « merci » pour tous ces moments passés à son bord sans faillir et s’enfonce avant lui.
 
Sous la surface, le bruit de l’hélice et du moteur du pirate envahissent les oreilles de Paul alors que disparaissent ceux du vent et des vagues, des coups de feu et des explosions.
Un grand craquement. Un bruit de tôle froissé, déchirée, plusieurs craquements effroyables. Des bruits de sucions. Et de gloutonnements affreusement furieux.
Le Lisbeth en finit avec le vent. Il s’enfonce dans son linceul liquide pour ne plus jamais revoir le soleil, non sans hurler sa douleur et sa peine.
 
Depuis une heure, Sarah est sur la passerelle et guide Ahmed-le-diabolique : « Par-là ! »
Mais rien jusqu’à ce qu’apparaisse les feux d’un voilier.
« C’est lui ? »
Oui. « Tu es sûre ? »
Oui. Un coup de radar, rien d’autre à l’horizon.
« L’otage » est alors ramenée plutôt brutalement dans la cabine où se trouvent le padre Pedro et le tenente Matilda.
« Maintenant, ils vont nous tuer », laisse-t-elle tomber.
L’effroi des deux autres ! C’est tellement logique, puisque leur ravisseur a atteint son but, qu’ils auraient dû y penser plus tôt.
« Pas question de se laisser faire ! On fiche le camp d’ici ! » C’est Matilda qui reprend son destin en main dans une furieuse envie de vivre.
Elle tambourine violemment à la porte pendant que les premières rafales de coups de feu se font entendre, plus haut sur le pont et le gaillard-avant.
Rien n’y fait.
 
Elle a beau user de sa force et de ce qui lui tombe sous la main pour faire alternativement levier et bélier, la porte résiste.
Elle s’attaque à coup de pied levé au battant. Le père Pedro s’élance contre l’huis du fond de la cabine alors que des explosions éclatent au-dessus d’eux. Ils distinguent nettement le choc de l’abordage et le bruit désopilant d’une coque raclant contre une autre qui se prolonge d’avant en arrière comme si on la passait à la scie circulaire.
À la troisième tentative, Sarah s’approche de la porte alors que les deux autres redoublent d’effort en prenant leur élan.
Elle fait tout simplement jouer la poignée et la porte s’ouvre sans entrave avant qu’ils ne s’élancent !
Bref instant de solitude partagée…
Ils se ruent tous les trois dans la coursive en se bousculant, débouchent sur le pont, face à la mer dégagée.
Les coups de feu viennent maintenant de la poupe.
Matilda se saisit de Sarah à bras le corps et la bascule par-dessus le bastingage, direct à la baille.
« Je ne sais pas nager ! » se rappelle tout d’un coup le père Pedro, apeuré à l’idée d’aller se mouiller.
« Vous savez voler ? Non ? Alors à la flotte ! »
Et Matilda de l’entraîner vigoureusement près du bord, malgré ses dénégations et la résistance de sa haute taille.
Il se penche comme pour mieux se convaincre de refuser d’entrer dans ce liquide noir. Matilda le saisit aux genoux et le soulève. Il bascule et elle avec, dans le même mouvement du jarret.
 
L’eau est « fraîche » et … mouillée. Il faut tout de suite s’occuper du demi-noyé qui se débat n’importe comment dans les éléments pour ne pas s’étouffer, en buvant la tasse qui lui brûle la gorge à plusieurs reprises.
Soutenu par les deux filles, il retrouve un peu de son calme, alors que Matilda repère à la fois l’épave du voilier gisant sur le côté et le caboteur qui refait route vers elle à feux redoublés et … vive allure.
« Bon et maintenant ? » fait le père Pedro…
« Par-là ! » répond Sarah.
Et pourquoi pas par ailleurs, là perdu au milieu de rien ?
 
Le voilier disparaît au second passage du caboteur. Puis ce dernier fait machine arrière et cercle alors en réduisant l’allure, pour détruire les deux embarcations pneumatiques à l’arme automatique.
Le cirque dure un bon moment, s’assurant ainsi que rien d’humain ne flotte plus dans les débris qui remontent de temps en temps.
Puis, après un bon quart d’heure de silence, ceux-ci s’étant épuisés, le caboteur remet le cap vers l’horizon à petite allure. Ils oublieront leurs otages dans leur sillage.
« Faut ramer un peu, mon père ! Je ne sais pas où elle nous emmène, mais dans cette mer agitée, on ne va pas se passer de votre aide ! »
Se rappelle-t-elle qu’il ne sait pas nager ?
« Ce n’est pas difficile, il suffit de garder la tête hors de l’eau en se mettant sur le dos, de cracher l’eau qui rentre par la bouche et le nez, et de prendre de l’eau avec vos bras et vos pieds dans la direction où vous voulez aller, en la repoussant dans le sens contraire… »
Plus facile à dire qu’à faire quand on ne sait décidément pas nager, la phobie de ne pas pouvoir flotter vous prenant aux tripes.
 
Un gargouillement et une grosse frayeur : un animal inconnu fait surface à proximité immédiate… avec son masque et son tuba. Paul apparaît à moins d’un mètre du groupe.
« Vous faites quoi, par ici, tous les trois ? » (En français dans le texte).
« Et vous ? » (Dans la même langue).
Il aurait pu répondre qu’il revenait de la pêche au thon, ou qu’il y allait. Mais la journée n’est finalement pas aussi bonne qu’espérée pour faire de l’humour… Il avait connu mieux.
Surtout sur la fin ! Où il perd son bateau et tous les équipements qui vont avec.
« Paul de Bréveuil pour vous servir… Vous étiez sur le bateau qui m’est rentré dedans ? Qu’est-ce que vous faites à la baille ? »
Situation un peu compliquée à expliquer entre deux brasses, d’autant plus que c’est Sarah qui est à l’origine du désastre…
« Ah tiens, je ne l’avais pas vu, la fillette… » Il fait noir, l’eau est noire, et la fille aussi, n’est-ce pas. Alors à part les yeux et les dents, elle n’a rien de visible dans la pénombre épaisse.
« On va par-là. Et vous ? »
 
« J’allais opter pour un raccourcis direct vers la côte, de ce côté-là, mais votre option n’est pas mauvaise : il y a une bouée météo là-bas, on peut d’ailleurs voir ses feux. Nous y serons d’ici une heure tout au plus si on peut nager tranquillement et un peu plus rapidement. Puis-je vous accompagner ? »
Il y a des gens, sur cette bouée.
« Non ! Mais elle devrait nous conduire à un poste de secours où nous trouverons quelques boissons revigorantes du meilleur effet… »
Et il faudra bien ça. Les bouées océaniques seraient-elles équipées d’un moteur pour cet avenir radieux ?
« On y va ! Économiser votre souffle, ne parlez plus et accrochez-vous à moi, j’ai des palmes. Moi, je vais chercher des débris flottants : ça va nous aider. Je reviens. »
Et Paul balance sans regret sa lourde bouteille d’air comprimé aux abysses.
S’éloigne et revient avec deux bouts de bois et un morceau d’isolant assez grand quelques minutes plus tard dans des éclaboussures de palme.
C’est ainsi qu’ils avancent lentement vers leur salut.
Dans l’esprit de Paul, une bouée météo, ça communique en permanence avec des « terriens » et ça flotte moins hasardeusement que l’homme en soutane dont il ne veut pas se défaire.
Or, en perturbant les émissions, y’aura bien quelqu’un pour comprendre qu’il se passe quelque chose d’anormal sur ce bout de ferraille flottant.

   
(*) Cf. « Au nom du père », tome I, aux éditions I3.

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