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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mercredi 28 août 2013

Le « cousin Lev »

CHAPITRE 52ème : L’attelage improbable…
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Pas plus de trois jours plus tard, c’est « Monsieur Albert », avec sa dégaine pas possible et ses tifs mal peignés, qui sort de chez la voisine « Nathalie-aux-yeux-myosotis », celle qui a toujours son chat « vagabondeur », pour intercepter Paul qui rentre lui-même du Kremlin-Bicêtre dîner avec Aurélie.
« S’cusez patron, mais il y a réunion à côté à votre intention, riririri ! »
Quelle surprise ! Il ne l’avait pas recroisé depuis quelques semaines, n’est-ce pas…
Faut dire qu’à chaque coup de fil annonciateur, il avait réussi à ne pas répondre ou à trouver un excellent prétexte pour ne pas le rencontrer.
« Ravi de vous revoir. Vous venez me parler de quoi cette fois-ci ? »
Les « affaires-passées », l’ex-sénateur Lacuistre, les « vagabondes », une autre fois (*).
« Désolé, mais je me signale chez mon moi. Vous venez saluer ? »
Ça serait plus correct.
« Deux minutes alors ririri ! Et je vous prends ensuite 5 minutes, pas plus riririri ! »
Aurélie est vautrée devant la télé, comme à son habitude dans le canapé qu’elle occupe largement avec son double-mètre dépassé. Elle fait savoir qu’elle a les crocs.
Patienter encore 5 minutes avant de passer à table, elle ne sait pas si elle pourra.
 
Nathalie se jette au cou de Paul comme la misère sur la bas-monde et s’éclipse dans sa kitchenette. Le « cousin Lev » est là, un verre à la main. Avec un autre homme d’aspect athlétique, un peu court sur jambe, le teint aussi mat que lui, mais svelte : Sliman. Un iranien chargé d’ambassade, à Paris depuis peu.
« Que puis-je pour vous, les conjurés ? »
« Riri » fait non seulement les présentations, mais décrit avec un rare esprit de synthèse la situation.
« Le mahométan et le juif sont là pour collaborer ensemble avec le papiste, ririri… Je n’en sais pas plus, sauf que, ririri, mes ordres viennent du ministère. Je fais la liaison, riririri et je vous laisse faire. Je ne sais même pas sur quel sujet. Bonne soirée, hein ririri ! »
Et il s’en va.
Un peu court.
« Bien, bien. Nous collaborons à quoi au juste ? »
C’est en rapport avec la réunion lyonnaise d’il y a trois jours et la bombe sur Londres.
« Jeunes-gens, ici les murs ont des oreilles. Alors les bombes, même à Londres, ça n’existe pas. On se voit demain 9 heures dans mes locaux avant que je ne parte en week-end. Ils ont l’avantage d’être sécurisés. D’autant qu’un steak saignant m’attend à côté. Ok ? »
Bonne soirée.
Et Nathalie de sortir de derrière ses fourneaux en entendant la porte claquer : « Il est parti ? Vous resterez manger ? Je vous ai préparé mes boulettes de veaux avec des kigel de pommes de terre et mon bouscoutou à la pistache nappé de chocolat ! »
Comment résister à un pareil festin de shabbat ?
Si Paul avait su, il serait resté lui aussi, parce qu’Aurélie et la cuisine, ça fait deux : le steak-saignant, c’est vite fait entre le congélateur et le grill pas encore rouge de chaleur, avec une noix de beurre et comme légume, c’est du pareil au même mais directement dans le micro-onde.
Dire que pendant ce temps-là, Florence se fait choyer par Mylène et ses fameuses recettes solognotes !
Et puis Aurélie, elle ronfle tellement fort que du canapé où elle s’étale à la mezzanine, Paul a du mal à trouver le sommeil !
Obligé à chaque fois de se faire « sensualiser » rapidement par Aurélie qui n’y met pas assez de cœur-à-l’ouvrage, pour pouvoir plonger dans les bras de Morphée.
Sans ça il ne dort pas…
 
(Aparté n° 5)
 
Le week-end se sera une nouvelle fois mal passé. Mais les deux « officiers de renseignement » sont ponctuels au rendez-vous du lendemain.
« Vous êtes sérieux quand vous dites que vous collaborez, les frères-ennemis, là ? »
Sliman explique : « Il est trop tôt pour nous pour devoir assumer une guerre contre Israël et les puissances militaires locales, surtout appuyés par la flotte occidentale. Soyez sûr que nous en sommes parfaitement conscients !
Comme il est tout aussi évident que s’il arrivait quoique ce soit à Londres cet été, mon gouvernement sait qu’il sera désigné comme l’ennemi à abattre, même si nous n’y sommes pour rien. »
Et sans sommations en plus !
Et comme là, ils sont, au moins indirectement, impliqués, « c’est de notre intérêt à tous que les jeux se déroulent sans aucun incident ! »
Effectivement.
« Et vous Lev, qu’est-ce qui vous pousse à aider Sliman ? »
Une guerre n’est jamais bonne, c’est sûr.
« Un attentat sur les jeux Olympiques, on a déjà connu en 1972 à Munich. Et c’était le début de « septembre noir », la guerre du Yom-kippour, l’Opep qui ferme les robinets du pétrole, la fin des « trente glorieuses ». Le monde entier est depuis en large souffrance.
Faire la guerre aux iraniens ne nous fait pas peur : nous savons pouvoir la gagner comme on a pu écraser les Syriens sur le Golan et reprendre le Sinaï aux égyptiens.
Je n’en doute pas. Et nous avons nous aussi nos propres faucons qui piétinent d’en découdre une bonne fois pour toute, figurez-vous !
Pour moi, c’est une mission casse-gueule. Si nous échouons, le gouvernement saute et moi avec, alors que notre « Shin Bet » et le Aman ont des informations concordantes et recoupées d’une réelle volonté de collaboration du gouvernement iranien. Ils mettront réellement le paquet pour arrêter Ahmed.
Alors pourquoi ne pas donner sa chance à la paix ? »
Pourquoi non, en effet, quand la vie de dizaines de milliers de britanniques sont en plus en jeu ?
 
« Commodore de Bréveuil, vous avez besoin de quoi pour arrêter Ahmed-le-diabolique ? »
Comme s’il savait ! Il n’a jamais rien imaginé de tel.
Comment et où intercepter « son pirate » et lui faire savoir son vif mécontentement d’avoir perdu le « Lisbeth » ?
« Aucune idée. On a moins de trois semaines pour le déloger. Et pour débusquer une cible, il faut qu’elle bouge. Donc lui faire peur. »
C’est plutôt le boulot des polices anglaise et française.
« Exact. Et comme elles vont s'en occuper mais ne nous tiendront pas au courant de leurs progressions, ni surtout des détails qui pourraient leur échapper, malgré le principe de collaboration décidé à Lyon, si vous en avez les moyens, je vous propose alors de transformer ces locaux en un vaste centre d’écoute opérationnel. Qu’en pensez-vous ? »
Les deux « sémites » (quoique…) se dévisagent un court instant.
« C’est-à-dire ? »
Ils mettent hommes et matériels dans un des sous-sols, des antennes sur le toit et ils balayent 24 heures sur 24 toutes les informations radiodiffusées sur toutes les ondes émettrices.
« On finira bien par avoir un topo de la situation en direct, y compris les patrouilles de police urbaine du quart nord-est du pays.
À partir de là, si Ahmed bouge, ou passe un coup de téléphone, on le saura. Et si nous nous avons une équipe d’intervention prête, dans l’heure qui suit, on a des chances d’être à proximité pour l’intercepter. »
Et s’il ne bouge pas ?
On avisera. « Vous avez une idée plus « fumeuse » ? »
Pas pour l’heure.
 
« Je vous laisse les clés, vous vous démerdez, moi je repars sur les rives du Cher. Lundi je suis à Aubenas et je serai de retour mardi ou mercredi. Je compte sur vous pour que tout soit en place d’ici là. »
Ah, il faudra expliquer la situation à Barbara, la secrétaire générale qui bosse ici d’habitude, lundi à la première heure : « Il est probable qu’elle aura aussi une petite équipe à disposition pour finir de nettoyer les locaux et de faire l’inventaire des invendus. Vous lui dites de m’appeler. Que vous ne soyez pas trop entravés. »
Par son courroux qui pourrait prendre l’aspect d’un typhon, si elle est mal-lunée…
Et qu’ils n’aillent pas picoler les cartons en trop. Ni d’aller fouiller les machines de Sir McShiant.
« Vous faites gaffe, elles sont capables d’émettre de puissants rayonnement X qui vous enverraient tous à l’hôpital. Remarquez, il n’est pas très loin, un peu plus loin en montant, à droite en sortant ! »
Rassurant.
« Par ailleurs, il manque le SIV avec vous. Arrangez une liaison avec le Vatican. Ils ont des moyens humains largement supérieurs à ce que vous pourriez déployer loin de vos bases ! »
C’est qui le SIV ? Le Vatican ? Jusqu’ici ?
Manquait plus que ces amateurs-là…
 
Et Paul, tout content de son effet, prend la poudre d’escampette avec son veau-diesel.
Retrouver Florence, Mylène et les deux extras-locales, Elsa la blonde longiligne et Virginie la brune aux formes généreuses.
4 heures d’autoroute, il arrivera à temps pour le déjeuner…
Et il devra jouer à cache-cache tout le week-end pour se remettre des piètres prestations d’Aurélie.
 
(Apartés n° 6)

 
 
(*) Voir le tome II de « Au nom du père », aux éditions I3.

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