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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

lundi 12 août 2013

Abordage

CHAPITRE 20ème : Au large du Tage
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
 « Tu viens avec nous si tu sais où est cet homme », fait-il très embarrassé et inquiet en sortant son arme de la ceinture de son pantalon, depuis son dos.
Trop tard pour la lieutenant qui hésite une fraction de seconde devant la soudaine obstination inattendue de Sarah ! Elle aurait pu renverser la situation pour être entraînée pour ça. Mais un coup pourrait aussi partir et « Sarah novato » en serait la première victime, d’autant que l’homme collait déjà l’embouchure de son arme au niveau du cœur de Sarah.
«Passez devant et montez à bord. Il ne vous sera fait aucun mal tant que nous ne serons pas au but ! Cet homme… » Et il se mit à rire.
Comme pour se détendre de la tension soudaine.
Pensant que de toute façon, une fois en mer, il peut se passer bien des choses.
Et qu’une fois la menace écartée, il se ferait une joie de livrer ses otages aux marins du bord avant de les balancer à la mer.
 
Une initiative qui ne plaît pas bien au capitaine du bord, ni à son équipage, ni aux frères-martyrs qui accompagnent Ahmed.
Mais comme c’est lui le patron, les « prisonniers » se laissent docilement enfermer dans une cabine de l’inter-pont. Ils peuvent se mettre en route.
 
Les premiers jours passent ainsi en mer, sans trop de contact. On est prudent à bord, la nourriture et l’eau sont apportés sous bonne escorte et les voyages aux tinettes du bord également.
Et puis, une fois très au large, alors que le caboteur trace sa route autour de la côte africaine et met le cap entre les îles Canaries, les « otages » peuvent sortir sur le pont, toujours sous escorte.
Ahmed tente d’entretenir un dialogue. Le curé reste assez hermétique, ne parlant que portugais et quelques syllabes d’anglais. Il marmonne en latin un livre à la main le reste du temps.
La brunette est en revanche plus rétive et son rôle reste obscur aux côtés de la black.
Si le père passe plusieurs heures par jour à discuter théologie avec la black, l’autre reste silencieuse ne sachant pas comment tuer le temps.
Une fois, elle a bien essayé de fausser compagnie à son garde du corps, sans doute pour parvenir jusqu’à la passerelle et envoyer un message radio.
Elle s’est fait tancer par les deux autres.
 
« On nous recherche forcément au couvent ! Il faut se signaler pour qu’on vienne nous porter secours ! »
Ça ne servirait à rien. « Et si nous étions séparés de ce commando, plus personne ne pourrait l’intercepter », plaide Sarah.
Très vite, elle leur indique la véritable mission d’Ahmed leur ravisseur : détruire une ville, Londres, semer la terreur et tuer des millions de gens.
La « novice Sarah » parvient même à convaincre le père Pedro qu’il s’agit bien du dernier élément d’un puzzle complexe qui doit déclencher le combat final de la lutte des forces infernales qui seront combattues par les puissances divines.
Un peu « déjanté » comme idée, mais Padre Pedro sait toute l’importance, que jusqu’à la Curie romaine, on attache à cette gamine adolescente depuis tant d’années.
Après tout, non seulement elle est la seule stigmatisée du siècle, il a pu le vérifier, mais se sont succédés avant lui diverses « sommités » universitaires, jésuitiques ou simples spécialistes dans divers domaines des sciences et de la religion, pour être sûr de participer à son éducation qui dépasse largement tous les efforts normalement dus à une novice.
Normalement, elle devrait consacrer sa vie à la prière, à l’introspection, à l’étude des textes religieux, pas aux langues, aux mathématiques, à l’histoire, à la physique ou à la biologie : Rome paye pour en faire une adulte « parfaite » le plus tôt possible.
C’est ainsi qu’on lui avait présenté son détachement provisoire d’évangélisation.
 
Et elle passe une autre partie de son temps à échanger avec Ahmed. Lui aussi doit faire face aux doutes de ses compagnons et à la mauvaise humeur de l’équipage … Des femmes à bord, ce n’est pas bon pour le navire.
Il lui faut en savoir plus sur ce que sait cette fille sortie de nulle part.
« C’est mon destin que de te mettre sur la route de celui qui empêchera le tien. Soit tu réussis à affronter tes peurs et cette ultime épreuve, et tu pourras poursuivre, soit il te tuera et ton chemin s’arrêtera. »
Aucun jugement de valeur sur ce qu’il s’apprête à accomplir. Pourtant elle semble savoir.
« Tu feras lever le soleil à l’ouest. Tu empoisonneras l’air de la Terre tel qu’il est dit dans la prophétie. »
Aucune condamnation préalable et toujours ce retour à son propre destin.
Qui l’envoie ? « Le divin qui nous juge. »
Quand donc cette rencontre ? « Avant de toucher terre. Je te dirai. »
Comment saura-t-elle ? « La prière ouvre les yeux et l’esprit du croyant. »
Même si elle ne croit pas au même Dieu : la présence de l’homme à la soutane en atteste.
Et puis au fil du temps, après le passage des alizés, au moment où la température diminue, où les dépressions atmosphériques se creusent ainsi que la mer, le caboteur dépasse la hauteur du détroit de Gibraltar.
Quand Ahmed pose la question de la route à suivre, le navire ayant l’air de vouloir tenir le coup, elle répond : « Il approche. Il vient par le nord. »
Alors il est décidé de poursuivre la route vers la Manche.
 
Quelques jours auparavant, Paul de Bréveuil reprend la mer depuis le port de Minimes, après s’être « frité » avec Jean-Charles et Barbara au Kremlin-Bicêtre.
Tout le monde l’avait poussé à aller « se rincer » d’une année éprouvante et dense en événements en faisant son deuxième tour du monde, mais sur le « Lisbeth » son ketch acquis et retapé des années plus tôt en Polynésie, après l’avoir fait en 12 heures avec les « Capitaine Haddock » et Mihado la coréenne, sur le « Nivelle 001 » par la voie des airs.
L’un par les trois caps, l’autre par les deux pôles (*)
Et le passage des trois caps a fait souffrir la structure et la coque en bois lamellé-collé, réalisées par son premier capitaine, un amateur. Et le corps de Paul s’est à peine remis de ses blessures.
Le voilier s’est quand même fait culbuter par deux fois dans la furie des quarantièmes et depuis, il fait de l’eau.
 
Pas beaucoup au début. À l’escale sud-américaine, on a identifié que les tire-fond qui maintiennent la quille solidaire de la coque ont pu jouer. Le navire peut toutefois rentrer en Europe.
Mais au fil de la route, les périodes d’écopage à jouer avec la pompe à main deviennent plus nombreux et plus longs.
Le tout est alors de trouver un chantier capable de reprendre l’ensemble, de faire la réparation et de rendre étanche la coque en la plastifiant avec une couche de résine d’époxy étanche.
Quelques coups de téléphone plus tard et le dépouillement des devis demandés, le Chantier Nautique de Balagne est le mieux placé, d’autant que Paul connaît son patron et ses équipes.
 
Ils décident donc de reprendre la mer, sitôt les urgences réglées au Kremlin-Bicêtre suite au laisser-aller général de la boutique.
Seul. On est en plein hiver, une saison qui ne porte pas à faire du tourisme et Florence reste heureusement à terre, notamment pour surveiller un peu plus le travail de Barbara, abandonnée par Jean-Charles. Le temps presse, il s’agit de renouer des contacts pour la saison des remises de diplômes.
Et puis il n’a pas encore vraiment « atterrit » totalement, pour avoir toujours des nuits hachées par le rythme des quarts : il peut donc le faire, même si avec le froid, son dos lui fait mal.
 
Sauf que ce jour-là, les vents étaient contraires pour une route le long des côtes et remonter par la Gironde et le canal du Midi, lui aurait aussi imposé de démâter. Alors il file à travers le golfe de Gascogne vers la « Cagada Grande », au bout de l’Espagne.
Pour ensuite infléchir vers le sud le long du Portugal afin de passer par le détroit de Gibraltar et mettre le cap au Nord-Est vers la Corse.
L’un dans l’autre, comme le vent est soutenu, en comptant les temps de passage des écluses, ça pourrait même se montrer plus rapide.
Une route sans difficulté majeure hors les cargos et tankers qui remontent vers les ports d’Europe du nord. Et il reprend facilement le rythme des quarts qu’il n’avait pas encore vraiment quitté depuis son retour, sans trop se fatiguer.
 
Au passage au large de la bouée météo qui est stationné au grand-large du Tage, la nuit tombe sur une mer formée. Il ne remarque pas toute de suite les feux d’un caboteur qui infléchit sa route pour couper la sienne. Il sera toujours temps de donner un coup de barre pour éviter ce mal-élevé des mers. Un voilier est prioritaire sur toutes les mers du globe, hors les abords de la compétence du préfet maritime de Toulon, dans certaines circonstances précises, et hors les eaux territoriales américaines où un porte-avions peut croiser la route de deux 12M se disputant la coupe America : ça s’est déjà vu, au moins une fois !
C’est dire si Paul est surpris quand il aperçoit l’ombre du caboteur se précipiter sur lui à travers le hublot de la cuisine !
 
À peine le temps d’allumer à la volée les feux du pont pour se faire voir, que d’une part, il entend claquer une rafale d’arme automatique dont les projectiles ricochent sur son bastingage, le faisant instinctivement rebrousser chemin vers l’intérieur et que d’autre part, le Lisbeth se fait percuter par le travers sur bâbord !
Le voilier fait un bond de travers, roule sur le bord tribord, une voie d’eau apparaît sur bâbord quand il redresse pour virer le long de la coque du pirate, alors que le grand mât descend de son pied dans un grand fracas métallique.
Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire, se demande Paul interdit ?
Le pirate part de l’avant sur sa lancée, ce qui n’empêche pas ses occupants de continuer à le canarder à l’arme automatique.
 
Une première explosion (grenade à main ou obus de bazooka, il ne sait pas trop), qui fait frémir le Lisbeth, une autre qui fait bouillir l’eau autour du voilier ! On lui veut la peau et il ne sait même pas pourquoi !
Et ce n’est pas avec le 22 long-rifle, coincé au fond d’un des coffres, qu’il pourra mettre fin à l’attaque inopinée.
Une situation où « il est mal ». La radio ? Déjà il en sort des étincelles jaunes et blanches.
L’eau commence à envahir le carré.
Sortir l’annexe et s’y réfugier ? Une cible encore plus fragile…
Paul éteint les phares de pont et les feux de signalisation et chemine dans le boucan que font le mât et les épars cognant contre la coque. Elle ne va pas tenir très longtemps à ce rythme-là.
Jeter l’annexe à l’eau et le canot de sauvetage, ça détournera l’attention dans la nuit qui commence à se faire plus profonde.
Un coup d’œil au dehors. Le caboteur revient droit sur lui par le travers tribord, un « os entre les dents » à la place de l’étrave. Il n’y a plus qu’à enfiler la combinaison de plongée, les palmes, le masque et le tuba, un détenteur et se choisir une bouteille d’air comprimé par trop vide.
En espérant seulement que la suite ne sera pas trop dure pour la santé.

 
(*) Cf. « Au nom du Père », tome II, Chapitres XXI & XXII et XXXXI, aux éditions I3

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