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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

lundi 30 août 2010

Opération « Juliette-Siéra » (XXXI)

Trentième-et-unième chapitre : Derniers épilogues
 
Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Lundi 14 décembre 2009
Le Président tient conférence de presse sur le « Grand emprunt » ce matin-là devant un parterre de ministres et de journalistes.
Le Grand emprunt est annoncé à hauteur de 35 milliards d’euros. C’est en réalité 13 milliards de remboursement attendus des banques au moment de l’effort de refinancement du début d’année.
C’est un peu plus de 10 milliards de rachat de papier arrivé à terme effectué sur les marchés par l’Agence France-Trésor depuis quelques semaines.
C’est donc seulement entre 11 et 12 milliards empruntés directement sur la place.
Moins cher qu’un appel public au bon peuple, qu’il est prétendu.
Donc pas de taux annoncé, ni de durée envisagée.
Qui y souscrira ? Personne ne se pose la question, ni dans les rangs des journalistes, ni dans celui des ministres, ni encore moins chez les analystes financiers.
Pas les particuliers, en tout cas. Même pas les institutionnels.
Les taux et conditions ? Rien.
Seulement l’information que l’effet sur le budget de la Nation sera de 7,1 milliards au moins en 2010, financé par des économies budgétaires.
Avec un dollar à 1,40 € à 1,50 €, ça donne presque 10 milliards de dollars par an : En trois ans, la dette de la France, en solde de tout compte des années de la gauche unie, sera éteinte, intérêts inclus !
Trois ans à ce rythme-là, le taux effectif global dudit emprunt est de 10 %, ce qui donne à peu près une égalité avec le même emprunt, à presque 20 ans et à 1,5 %, taux accepté par l’organisation de Bruxelles pour les reliquats.
 
Mots clés de la conférence de presse : « Ce n’est pas un plan de relance (…). Crise ou pas crise, de toute façon il aurait fallu le faire ! »
Belle vérité : incontestable pour qui est au courant – et ils sont peu nombreux – de l’opération « Isidore ».
Mais le mot de « plan d’investissement » n’a été lâché que pour parler d’avenir, sur lequel le président s’étend longuement : il s’agit bien de mobiliser de l’argent, certes, mais en pariant à la fois sur un « effet de levier » financier à hauteur de 39 milliards sur plusieurs exercices et à la fois sur les efforts budgétaires typiquement étatiques à fournir.
Dont 11 milliards pour les universités de recherche anglophone dans leurs programmes, l’ouverture de marchés nouveaux aux investisseurs privés anglo-saxons, l’excellence industrielle dans les PME, plus, et notamment, dans le numérique, l’innovation industrielle et les biotechnologies, avec une petite enveloppe de 5 milliards pour le développement durable.
Époustouflant : tout le monde n’y voit que du feu !
De l’argent il y en aura. Il y en aurait eu, de toute façon, justement avec ces « fameux efforts » et économies à réaliser puisqu’avec la durée de mise en place des programmes, on serait arrivé à la même chose, même si finalement ils seront irréalisables, comme chacun s’en doute sans oser le dire : pas bien grave, puisque c’est déjà préfinancé.
L’emprunt n’est une nécessité que pour étancher la soif, d’un coup d’un seul, de l’Otan : un coup de bonneteau, pas vu pas pris.
Du grand art.
 
Le plan de « Charlotte » peut donc être finalisé, noyé dans la masse de l’annonce présidentielle, le tout contrôlé par le médiateur du crédit, et les deux ex-premiers ministres qui ont œuvré, sans le savoir, chacun de leur côté à « nettoyer » leur manque d’intérêt, au moment où ça se passait sous leur nez à chacun, de toutes ces lâchetés et détournements passés.
Paul mérite plus que sa quatrième sardine de capitaine de frégate, mais bien les cinq dorées et argentées de capitaine de vaisseau.
Et en plus, pour ne rien gâter, le Président veillerait aux aides à accorder pour l’avion hypersonique en céramique ! Il en a fait la promesse.
Comme de toute façon, le fonds de dotation privé de Paul a déjà fait la soudure de trésorerie et générera des crédits d’impôts remboursables en 2010 qui seront à leur tour réinvestis, il n’y a plus de souci pour les travaux de recherche sur l’avion en céramique : premier vol, prévu pour le 14 juillet… si tout va bien.
Après le jeu des questions-réponses, le Président cherche du regard « Charlotte » à qui il doit ce coup fumeux. Il a pris soin de faire vérifier qu’elle est bien invitée. Mais, « il » s’est éclipsé dans l’agitation du moment, et le Président n’a pas su mettre un nom sur le visage des quelques femmes présentes qu’il ne connaissait pas parmi les participantes à cette conférence.
En réalité, Paul est bien passé, en civil comme on le lui avait indiqué. Perdu dans le carré des anonymes accrédités et, sur le moment, il ne voit pas ce qu’il vient faire ici.
Peut-être espère-t-il une petite annonce pour sa MAPEA : mais c’aurait été hors-sujet ce jour-là jusqu’à attirer l’attention des invités respectueux de l’annonce présidentielle.
 
Le ménage est fait. Reste au Président de la République de savourer sa « parole donnée » au sommet de Copenhague. Après-demain, doit se tenir une conférence à huis-clos entre une vingtaine de chefs de gouvernement : il trouvera bien l’occasion d’aborder le Président Américain et lui refaire part de son souhait de se faire inviter à la Maison-Blanche en signe de reconnaissance.
 
Mardi 22 décembre 2009.
Le fonds de dotation originel et les deux SC de cantonnement sont officiellement liquidés, dissouts.
La bourse de Paris peut remonter à tutoyer les 4.000 points. La prescription extinctive commencer son compte-à-rebours.
Si alternance il y a, le futur ministre du budget n’aura que 8 mois pour lancer les éventuelles poursuites d’ordre fiscal. Qui se casseront le nez sur un rescrit parfaitement conforme émanant d’un directeur habilité de la DNEF, le service qui sera sans doute choisi pour enquêter, depuis que la procédure « Tracfin » s’est retrouvée indéfiniment contrariée.
« L’opération Isidore » est terminée et les rapports et comptes-rendus d’entretiens envoyés aux archives couverts par le secret-défense.
Peut-être que d’ici-là, dans 50 ans ou un siècle, elles seront déclassifiées.
Peut-être jamais…
Jean-Charles annonce qu’il prend sa retraite dès l’ouverture du prochain trimestre. En fait, il se voit bien « buller » dans le Gard où il possède une petite maison familiale. Si son épouse veut bien le suivre.
Mais il se voit bien aussi revenir faire du « consulting » dans l’orbite de la MAPEA : il apprécie Paul et, secrètement, il n’en est pas revenu de la façon, calme et féroce à la fois, où il a fait front à l’occasion de l’épisode des justiciers débarqués au siège.
Quant à Gabrielle, elle poursuit sa mission, bien plus vaste, de liquider les actifs immobiliers de la Nation impécunieuse. C’est son métier depuis 2007, à part entière, après avoir fait campagne électorale municipale dans le département du Pas-de-Calais, dont elle est originaire.
Ses fonctions-là, plus celles de première-adjointe chargée des finances dans sa commune, l’accaparent à plein temps.
Pour la famille Nivelle et les salariés du groupe ardéchois, ils revoient avec soulagement leur patron revenir aussi fréquemment qu’auparavant.
Et sans les pandores en tenue de combat.
Personne ne posera de question, sauf, en Conseil d’administration et en CE, au moment ou Paul annonce une ligne de crédit venant d’un fonds de dotation qu’il pilote.
Mais il reste évasif : « Je vous l’avais promis. Je tiens parole. »
Dont acte : il fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. La confiance se restaure, tout simplement.
 
Lundi 22 mars 2010
Les dés sont jetés : la soirée électorale a tourné au désastre pour le Président et sa majorité. Il s’en est fallu d’un cheveu de perdre les deux régions métropolitaines tenues par la droite parlementaire.
La Corse de son ami Ange Santini a basculée sous la poussée des régionalistes et autonomistes. Santini paye son jusqu’auboutisme sur le Plan d’aménagement du territoire qui faisait la part belle à ses amis politiques locaux. Il l’avait retiré, mais trop tard : À l’opposition de gérer le problème…
L’ire présidentielle s’abat sur son ex-garde des sceaux : « Qu’est-ce qu’elle fout là, celle-là ? On ne l’a pas vu de la campagne et elle vient nous réclamer de revenir aux fondamentaux ? Dehors ! »
Elle rentrera en taxi et sans garde du corps. Le soir même.
« Je veux un Pindevilliste et un Rackchiquien » ! C’est la consigne à appliquer après les nominations d’ouverture qui ont tant excédé l’électorat traditionnel de la droite républicaine.
L’un pour empêcher l’homme du « non à l’Onu » de revenir dans les allées du pouvoir : c’est une condition exigée par l’ambassade.
L’autre pour que les « Rackchiquiens » puissent vérifier que l’argent qu’ils n’ont pas voulu voir est revenu, que les dettes sont effacées et que désormais, les jeux des commissions et rétro-commissions à venir sont clairs et transparents.
L’homme de confiance sera donc au Budget, chargé d’enterrer définitivement « l’opération Isidore » dans son ministère.
À condition de promouvoir l’actuel titulaire.
Ce sera au ministre de l’Éducation nationale, dont le titulaire vient de se prendre une veste, mais autant que les 10 autres qui se sont lancés dans la bataille des régionales à contrecœur s’en sont pris une aussi, qui fera les frais de l’opération.
De toute façon, les patrons de l’Élysée ne l’aiment pas.
 
Dimanche 28 mars 2010
Le Capitaine de frégate Paul de Bréveuil arrive dans la soirée à Kaboul par le vol régulier depuis Londres.
Il est conduit à la base aérienne de Graham, dans un convoi discret mais sous bonne escorte.
Il y a une sorte de fièvre dans les rangs sitôt l’entrée franchie : prépare-t-on un « grand coup » ?
Air-Force-One est attendu d’un moment à l’autre : Le Président américain est à bord.
Il doit rencontrer le Président Afghan puis visiter les troupes stationnées dans la base de la banlieue de la capitale afghane.
 
Pendant qu’il discoure, un petit détachement emmène Paul dans l’avion présidentiel. Et il attend.
C’est un avion confortable, mais il ne se passe rien dans le petit salon des invités où Paul est consigné : il ne sait même pas pour quelle raison il est là.
Charles Almont, le nouveau directeur-adjoint « Europe occidentale », hors la Grande-Bretagne, donc plutôt « continentale occidentale », le rejoint un peu plus tard.
Visiblement heureux de retrouver « son meilleur agent », en chair et en os.
« Le Président souhaite vous remettre la « médaille présidentielle de la Liberté » (Presidential Medal of Freedom) en personne et avant de rencontrer votre Président.
Mes services vous ont préparé un petit speech. Mais… vous en faites ce que vous voulez, comme d’habitude ».
Ça parle du devoir de combattre le terrorisme international : Moscou vient de se prendre deux bombes tchétchènes dans son métro !
« La Médaille présidentielle de la Liberté, rien que ça ! »
C’est, avec la Médaille d'or du Congrès (Congressional Gold Medal), qu’il a déjà reçue et accordée par un acte du Congrès, la plus haute décoration civile des États-Unis. Elle est décernée uniquement par le président des États-Unis à des personnes, américaines ou non, qui ont fourni « une contribution particulièrement méritoire pour la sécurité ou les intérêts nationaux des États-Unis, un monde de paix, ou des efforts remarquables dans le domaine culturel ou autres, public ou privé. », normalement remise à son récipiendaire le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, ou à n’importe quel moment, choisi à la discrétion du président américain.
Les promus sont choisis par le président, de sa propre initiative ou sur recommandation.
« J’ai fait quoi pour mériter cet immense honneur ? »
Bien sûr qu’il le sait et il se l’est fait résumer par Almont.
« Mais peut-être voudriez-vous que nous parlions des petits joyaux que vous fabriquent vos ingénieurs Ardéchois. Je me suis laissé dire que vous manquiez cruellement de financements gouvernementaux ! »
« Je ne suis pas sûr d’être habilité à vous en parler », le rembarre Paul, avec un sourire en coin.
« Vous savez, on y fait que tenter de reproduire plus ou moins bien les travaux menés dans vos propres laboratoires secrets. Vous devez savoir ça, n’est-ce pas ? »
Oui, il sait. Pas tout, mais il peut évaluer le reste.
« Sauf surprise inattendue ! »
Lesquelles ? Il n’y en a pas à attendre. « Tout est archi-connu dans le domaine. Les surprises, s’il devait y en avoir, se sera dans une bonne décennie. Peut-être plus », ment adroitement Paul.
Finalement l’avion décolle, direction finale Washington via une base aérienne américaine, quelque part dans le monde.
 
« Well ! Je suis très heureux, au nom du peuple Américain, de vous décerner l’une de nos plus hautes distinctions honorifiques : la médaille présidentielle de la Liberté, pour service rendu à la paix dans le monde et à nos deux pays, Commodore De Bréveuil… ».
Pas un mot d’argent…
Applaudissements.
« Mister President, Ladies and Gentlemen, Je suis très honoré et surtout très ému, tout comme un jeune communiant qui reçoit le saint sacrement pour la première fois (rires dans le salon présidentiel de l’avion qui poursuit sa montée en altitude)… je n’en dirais pas plus sur les expériences qu’un homme peut connaître dans sa vie au fil de l’apprentissage des choses… de la vie (nouveaux éclats de rire polis dans la carlingue), car cette distinction reçue me touche.
Profondément.
Non pour les efforts qu’elle représente, ni pour… les « services rendus » à nos deux patries respectives.
Mais seulement parce qu’elle nous rapproche encore plus les uns des autres. Vous la Démocratie rayonnante que le monde entier admire et envie, nous, la démocratie de la « Vieille Europe », souvent vilipendée, mais solidement assise sur son Histoire et ses traditions séculaires, que nous avons pour partie communes.
Nous en sommes tous les fils et notre dignité à tous est de rester fidèles à ces valeurs que nous incarnons… »
Il fait court.
Mais termine par : « Monsieur le Président, je dois être le seul français à qui votre nation a décerné ses deux plus hautes distinctions. La prochaine fois, il vous faudra en créer une toute spécialement pour moi ! Merci à tous. »
Nouveaux rires…
Applaudissements.
Arrêt buffet.
Paul est déposé à l’escale technique, sur un aérodrome proche Londres : il lui faut un taxi pour rejoindre Heathrow et rallier Paris, sa breloque en poche.
 
Mardi 30 mars 2010
Le Président français, après avoir encaissé le « jet-lag » léger de son vol à bord de l’Airbus A 300 tout neuf-refait, au dessus de l’Atlantique, et fait une conférence de presse à l’Université de Colombia de New-York comme d’une mise en bouche la veille, est enfin reçu avec son épouse à dîner à la Maison-Blanche.
Il est le dixième chef d’État à franchir les portes du « sein des seins » depuis la dernière élection présidentielle US.
Pas pour un dîner d’État mais, consécration des consécrations, pour deux heures de réception en tête-à-tête, intimiste… Qui sont réduites à moins de 90 minutes mais se terminant assez tard dans le petit-matin.
Il va pouvoir enfin clore cette affreuse affaire d’argent détourné qui plombe depuis près de deux décennies les relations entre les deux alliés.
Et peut-être négocier le soutien de l’administration Obama pour sa réélection.
C’est ce soir-là que ça se joue : Où la « tentation de Venise », savamment préparée par son épouse qui a dit jusque-là sur tous les tons qu’elle souhaite qu’il rentre tous les soirs pour se laisser pouponner pas ses soins et aucune autre.
Ou le démarrage d’une nouvelle campagne électorale qui s’annonce particulièrement difficile.
L’ambassade vient de lui transmettre, via son officier de liaison, le contenu d’un récent sondage : 59 % de français ne souhaitent pas qu’il se représente, contre 37 % qui le souhaitent.
« Pas insurmontable… en deux ans », commente-t-il…
Mais à la sortie de ce dîner, les choses ne sont pas aussi claires que ça.
Et l’épouse présidentielle se taira désormais sur le sujet de ses ambitions pour son mari.
Il faut rentrer d’urgence à Paris et prendre la mesure des événements à venir.
Circulent en effet d’horribles ragots sous le manteau, que « La Tribune de Genève » révèle sur son site. D’ici à ce que ça déborde dans la presse française, il n’y a pas longtemps à attendre.
Il s’agit d’allumer des contre-feux et rapidement. Même son père est sollicité pour faire entendre sa « douce musique ».
Mais c’est une autre histoire.
 
Samedi 3 avril 2010
Le scandale va éclater. La presse internationale en est pleine.
La campagne présidentielle de 2012 est lancée.
Les fidèles sont mobilisés.
On jette la vindicte sur l’ex-garde des sceaux.
On parle de complot étranger.
On en profite pour lâcher la « bouée » de l’argent… des fois que quelques malins aillent fouiner dans les affaires secrètes du Palais.
Si cette dernière piste prend, il s’agira « d’allumer » tous les cancaniers. D’une pierre deux coups : ils seront tous tenus à jamais de se taire.
C’est aussi une autre histoire.
 
Mercredi 7 avril 2010
Le « Capitaine Haddock » reçoit pas e-mail le « proto-manuscrit », à relire, d’un roman anonyme retraçant toute cette histoire et « l’opération Isidore ».
Pour avis.
C’est alors un gros document de plus de 187 pages sous Word. Il mettra du temps à le lire, trouvant l’écriture laborieuse et sans talent, d’autant qu’il s’agit d’un « premier jet ». Pas facile de se plonger dans cette histoire.
Pas facile non plus de relever les incohérences, les non-dits, les erreurs, de dates, de lieux, de noms, de chiffres, les invraisemblances.
Et puis si l’idée finale est séduisante, même si elle ne correspond à rien, le déroulé n’est pas suffisamment étayé.
L’œuvre d’un « primate plumitif » en herbe.
Il l’enrichira pour les deux chapitres le concernant.
 
30 avril 2010
Bassano écrit une nouvelle fois au ministre des finances : il veut que sa plainte pour usurpation d’identité soit suivie d’une enquête des services.
Sans suite…
Un peu avant, il reçoit le proto-manuscrit version papier.
Il consultera aussi sa version électronique, mise en ligne avant l’heure[1].
Et transmettra les liens d’avec les quelques siens[2].
 
Samedi 22 mai 2010
Paul de Bréveuil est à Londres pour ce week-end de la pentecôte. Il y rencontre Lady Joan qui le pilote jusqu’à Norwich, au nord de la capital de l’empire Britannique, afin de rencontrer Lady Catherin qui y possède une demeure.
Mais c’est une autre histoire[3].
 
Samedi 19 juin 2010
« Pindevil », soutenu par quelques « Rackchiquiens » historiques, annonce la création officielle de son parti politique.
Charles Almont s’en inquiète. Il part bientôt à la retraite, lui aussi, son bâton de maréchal en poche.
Sa hiérarchie se montre plus circonspecte. « Vous savez, entre un guignol qui ne tient pas sa queue dans son pantalon et un revanchard dont les dents rayent le plancher, nous avons de toute façon la solution de rechange », lui assure-t-on.
C’est de toute façon l’affaire de son sous-directeur-France.
Le Président émet à l’occasion la nouvelle « doctrine officielle » après le passage du Président français à la Maison-Blanche : « On n’a plus de sujet de contentieux, si je ne m’abuse ? Pourquoi intervenir dans des situations où nos intérêts sont de toute façon assurés ? »
 
Au même moment, l’équipe de France de football est balayée en Afrique du Sud à l’occasion de la coupe du monde.
Ça s’emmêle un peu les pinceaux dans le gouvernement qui ne tient plus en place sur le sujet.
On jette en pâture à l’opinion publique, pêle-mêle, des histoires de cigares incongrus, des frais de déplacements iconoclastes, des « us et coutumes » relatifs au train de vie ministériel hors de proportion avec les efforts budgétaires annoncés pour l’ensemble des français qui les priveront de « garden-party » le jour de la fête nationale, mais pas de défilé, un des rares moments où les forces armées peuvent bruler un peu de carburant hors « théâtre d’opération ».
Français qui eux n’ont qu’une hâte, c’est de partir enfin en vacances.
 
Vendredi 30 juillet 2010
Un blog anonyme, comme il y en a des centaines de milliers d’autres, met en ligne les premiers épisodes de toute cette affaire, et ce durant tout le mois d’août.
Heureusement, il est très peu lu et ce n’est qu’un roman. Les noms y sont tronqués, les personnages aléatoires. Leurs actes encore plus.
Inattaquable en droit.
On l’aura vite oublié.
D’autant que le quasi-même texte étant déjà sorti sur un blog encore plus anonyme au mois de mai dernier, sans inquiéter personne pour autant, malgré les nouvelles réglementations en cours et à venir.
Mais on se pose la question de savoir comment toutes ces informations, aussi précises, ont pu sortir des cénacles d’initiés. Sont exclus le trio des « perquisitionneurs » du siège de la MAPEA.
Ni même, « Jean-Charles », bien calme dans sa retraite du Gard, ni « Miss Gabrielle » qui se tient à carreau sans que l’on ait eu à lui rappeler sa jeunesse passée de starlette du porno.
Ils n’en savent pas assez et aucun d’eux n’est allé au-delà de leurs investigations du mois de novembre dernier.
Soit Paul de Bréveuil a parlé, soit la fuite vient de son entourage direct, soit de sa hiérarchie.
Pas possible autrement. Et pourtant, le Capitaine de frégate de réserve interrogé sur ce mystère est rapidement mis hors de cause.
Reste la piste de la hiérarchie : il y a bien eu des fuites et rumeurs sur le couple présidentiel dès le mois de mars dernier !
Noyées dans les affaires Bettencourt, de la femme de l’ex-ministre du budget passé aux affaires sociales et travail, du Préfet du projet du « Grand Paris » et tant d’autres autour du train de vie des ministres dans une cacophonie footballistique ahurissante de la fin du mois de juin.
Et personne d’envisager sérieusement un seul instant que tout ceci ne soit qu’une « simple construction littéraire ».
« Il s’agit d’être prudent : si la nouvelle se confirme, à savoir que cette histoire fasse buzz, il conviendra de prendre des mesures. »
Ce qui, sur le moment, n’est même pas envisageable, compte-tenu de la piètre qualité d’écriture.
Et puis on oubliera, c’est le pari de l’Autorité… Il y a des choses plus urgentes à régler.
Et c’est encore une autre histoire…
 
 
Pour accéder aux chapitres précédents (ou suivants), cliquer sur les cases correspondantes sous le post.
 

[1] http://infreequentable.blogspot.com/2010/05/operation-juliette-siera.html
[2] http://basacode.blogspot.com/ et, par exemple : www.morpheus.fr/pdf/Jeu%20de%20Banques%20.pdf
[3] Voir, « Au nom du père », à paraître aux éditions I².

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