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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

lundi 2 août 2010

Opération « Juliette-Siéra » (III)

Troisième chapitre : Panique à l’Élysée !
 
Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
D’accord, c’est une idée stupide, mais comme les choses ne bougent pas depuis plus d’un an, on se décide, à l’agence, à refaire le coup du « groupe AZF ».
Avec une autorisation de la « Maison Blanche », sous forme de carte blanche. Le président Bush ne gère plus que les affaires courantes, se fait tirer l’oreille pour sauver l’économie mondiale après l’avoir soigneusement laisser courir à sa perte sans lever le petit doigt, au moment des faillites bancaires.
Côté français, comme tout le monde, on attend l’arrivée du Président Obama avant de prendre une décision sur quoique ce soit, malgré les relances répétées des « ambassadeurs », notamment le jour des vœux de 2008 à l’Élysée et par la voie militaire hiérarchique autorisée du commandement unifié de Bruxelles. On conçoit alors à l’agence un « plan soft » qui consiste, d’une part, à réactiver la connaissance du réseau AZF et, d’autre part, de faire croire à des menaces bien réelles sur la sûreté des personnes VIP.
 
Il convient de rappeler que le groupe AZF est le nom d'un groupe armé qui a menacé d'attentats le réseau ferroviaire de la SNCF début 2004 (avec une demande de rançon de 4 millions d'euros et de 1 million de dollars US).
La police tchèque, a également tenté de faire face, en mars 2003, au même type de chantage dans la région d'Olomouc, d’où l’idée de reprendre le nom de ce groupuscule non-identifié, en France.
À l’époque, plus de 10.000 cheminots sont mobilisés pour examiner les 32.000 km de voies que compte le réseau ferré français.
Une première bombe est retrouvée sur la ligne Paris-Toulouse dans la commune de Folles au Nord de Limoges, sur les indications du groupe terroriste. Elle contient un mélange de 2,5 kg de fioul et de nitrate d'ammonium de même nature que dans l’usine explosée en 2001 du groupe chimique homonyme dans la banlieue de Toulouse, la ville rose.
Elle est retrouvée juste à côté d'un embranchement d'un petit bout de voie ferrée de 5 km vers le secteur du stockage de l'uranium de la COGEMA à Bessines.
Pas par hasard…
 
La police, au courant de l'existence de ce mystérieux groupe terroriste, le contacte par petites annonces codées publiées dans certains grands journaux comme Libération.
C'est un journal du Sud-ouest, la Dépêche du Midi, qui révèle l'information en février 2004, juste au moment des élections régionales.
Une deuxième bombe est alors retrouvée près de Troyes, à Montiéramey en pleine campagne près du bois du Grand Orient, peu avant que le groupe annonce une trêve unilatérale (le 24 mars 2004).
Le communiqué d'AZF annonce que : « conscient de ses faiblesses technologiques, logistiques et autres, AZF suspend son action durant le temps nécessaire pour y remédier… Sans rancune et à bientôt ! », après avoir expliqué que ses équipes étaient « mises à l’abri » et qu’une première tentative de remise de rançon ait échoué.
En octobre 2004, un groupe AZF, sans qu'il soit possible de déterminer s'il s'agit du même, menace plusieurs sociétés agroalimentaires, parmi lesquelles le limonadier Coca-Cola, d'empoisonner leurs produits si une rançon ne lui est pas remise. Des « idiots utiles »…
 
Le 24 mars 2005, il est fait état de nouvelles menaces du groupe AZF pour mai 2005 en vue d'une extorsion de fonds.
Le groupe terroriste change la forme de son logo et envoie ses menaces avec un détonateur à la présidence de la République et au ministère de l'Intérieur. Encore des « idiots utiles ».
Et le 18 avril 2006, un engin artisanal qui pourrait avoir quelques points communs avec le deuxième type de bombe décrit par le premier groupe AZF dans une de ses lettres, est retrouvé sur la ligne TGV à St-Sylvain d'Anjou.
Une belle opération, comme de remettre la piqûre de temps à autres aux dirigeants français amnésiques de l’époque.
 
Il est décidé de procéder en plus personnel et plus ciblé. Il serait risqué pour les équipes du service des opérations de refaire la même opération à l’identique.
En février 2009 des balles 9 mm sont mis sous enveloppes et adressées à des personnalités politiques diverses. L’ex-premier ministre, Maire de Bordeaux en a reçu une accompagnée d’un courrier proférant des menaces de mort à son encontre.
Le président lui-même aussi, mais tout autant Christine Al-Banel, Michèle Elliot-Morie et Rachadi Tati, Frédéric Lorfèvre, Christian Van-Neste, Jean-Paul Al-Duy, D’Jacques Noir, toujours avec le même message : « Ministres, députés, sénateurs pourvoyeurs de lois liberticides, et fascistes... Vous n'êtes que des morts en sursis ».
Même Raymond Coude-air, qui n’est pas visé par l’agence en reçoit une : La police finit par arrêter un informaticien dénoncé par sa femme jalouse et pour le moins mentalement déséquilibrée, qui sera mise hors de cause par la suite.
Comment, pourquoi ? Mystère pour l’agence. De toute façon, il n’a rien à voir avec cet épisode.
Notons que pour brouiller les pistes, et là encore en usant des « divines opportunités », des petits malins en font autant à l’automne 2009 auprès de leurs élus locaux et nationaux.
Ils se font arrêtés très rapidement et mis au secret avant jugement pour leur remettre un peu de plomb dans le crâne.
Une seule balle a été interceptée par la suite venant de Lille, émanant des services, un peu pour disculper tous ces « idiots utiles » qui se réveillent un beau matin avec une idée stupide à copier qu’ils mettent à exécution en amateur, beaucoup pour « reprendre la main ».
Il faut être définitivement « pro » pour ce genre de choses.
 
C‘est qu’en début d’été puis en août 2009, enfin, le président français convoque ses chefs de la police pour leur passer un savon : « Ces menaces sont intolérables ! Il faut y mettre fin ! »
Et la « petite voie » de l’étranger, un peu auparavant au moment de la garden-party élyséenne du 14 juillet, de façon très brève, réussit un peu par miracle à se faire entendre : « Souvenez-vous, Monsieur le Président, de ce qu’il vous a été dit, il y a deux ans de ça ! Votre administration est gangrénée jusqu’à l’os ! »
Surpris, le président répond : « De quoi parlez-vous, votre excellence ? »
« De vos engagements vis-à-vis de mon pays. Les hommes passent mais les nécessités demeurent. Croyez-moi, votre police n’arrivera à rien, il vous faut des hommes neufs ! »
Le court échange est interrompu par l’arrivée d’un nouvel invité. Mais il ébranle le président qui en touche un mot, un peu paniqué, à son entourage dès le lendemain.
« Ces américains son têtus. Ils nous annoncent des dizaines de milliards comme s’il en pleuvait, on cherche depuis deux ans sans rien trouver ! Claude, s’il s’agit de rembourser la dette supposée envers l’Otan, et on n’a même plus six mois pour en finir avec cette galère-là ! »
Il faut dire qu’entre-temps, les services de renseignement intérieur sont réformés et unifiés, les bases de données synthétisées, mutualisées et dirigées par des hommes de toute confiance, le tout orienté vers la recherche de la « cagnotte oubliée » et l’ensemble chapeauté par un « Maître » des réseaux placé à l’observatoire de la délinquance.
Pas de trace de fonds secrets : même le « grand couillon » ne sait pas comment ont été débloqués les fonds pour la libération de Claustre, des pilotes abattus en Yougoslavie, des faux époux Turange, des journalistes enlevés au Liban, des membres d'ONG diverses se faisant kidnapper en brousse, etc.
Il affirme que, quand il est à la présidence, il n’y avait pas de cagnotte et que les fonds spéciaux sont tirés sur des comptes du Trésor ouverts à la Banque de France, même en ce qui concerne l’épopée AZF. Alors des dizaines de milliards, n’en parlons même pas… Même si les grandes-gueules de l’état-major ont fait état depuis 1995 de fonds détournés des opérations de la première guerre du Golfe. « On a enquêté, discrètement bien sûr, d’autant mieux qu’ils ont dû se servir d’un vrai casse-couille pour dénoncer en 98 ces soi-disant détournements. Mais souviens-toi, j’étais un peu aveugle et sourd à cette époque, bataillant avec le premier ministre d’alors qui semble avoir fait la sourde oreille lui aussi… »
Ils en parlent pourtant longtemps ensemble. Et il est convainquant, le bonhomme.
 
En revanche, du temps où il n’était que premier ministre, sous Cisgard, il affirme qu’il y avait des fonds secrets, alimentés on ne savait pas trop comment. Pour partie par des prélèvements sur le budget de l’armée, et pour une autre partie sur celui de l’intérieur, vraisemblablement.
Quand il avait été premier ministre lors de la première cohabitation, ce n’était pas de son ressort. Mais tout le monde se souvient du débat télévisé d’entre-deux tours avec le président sortant, à propos de la libération des otages du Liban : « Vous êtes un menteur… Monsieur le premier ministre ! »
Les deux hommes savaient de quoi ils parlaient et l’exclu de la compétition présidentielle savait qu’il ne pouvait pas lancer « sa bombe » sur l’affaire des fonds secrets : c’aurait été de toute façon trop tard et ça aurait pu nuire, en plus, à ses ambitions avec des retombées à trop court délai pour les maîtriser. « On était en 88. L’affaire des fonds éventuellement détournés, c’est dix ans plus tard ! »
D’autre part, comme il ignorait l’origine desdits fonds, il ne pouvait alors émettre seulement que des supputations invérifiables : un mauvais plan contre son adversaire politique du moment qui l’aurait balayé d’un revers de manche dans les oubliettes de l’Histoire !
« Un désastre en perspective s’il avait été plus loin dans ce sens… », confie-t-il à son discret visiteur de quelques soirs.
Il devait se taire sur ce coup-là !
Et quand, sept ans plus tard, il est devenu Président à son tour, il ne s’en est même pas préoccupé : « L’intendance, tu sais, ça m’emmerde ! »
Son second premier ministre, d’alternance et dans la foulée de la dissolution ratée, a normalement mis fin à l’existence de ces fonds secrets.
« De toute façon, il n’y avait que quelques millions de francs, plus, sans doute au PS, les restes des Urba et compagnie, pas des milliards de dollars ! »
Alors quid ?
Voilà une affaire qui a tout pour tourner à la panique, au début de l’été 2009. Il faut absolument faire quelque chose de positif.
 
C’est là, qu’on suggère à « canal habituel » de… suggérer, au moment opportun et sans avoir l’air d’y toucher, une enquête de l’armée, puisqu’elle semble au courant, pas de la police ou des services de sécurité, ni du fisc.
« Bonne idée ! Au moins je ne serai plus emmerdé par tous ces moins que rien de petits cons ! »
D’une pierre deux coups : on fait savoir aux américains qu’on met un autre service sur cette affaire, « des honnêtes » loin du marigot parisien, de préférence piloté par le meilleur parmi les meilleurs et ils pourraient ainsi vérifier la bonne foi du président.
Lui a d’autres urgences, ses réformes, l'idée d'un grand emprunt, la relance.
Le surlendemain, le chef d’état-major de l’Élysée prend ses ordres auprès du secrétaire général.
Surprise du bonhomme : Il doit aller chapeauter une mission de renseignement sur quelque chose qui n’existe pas, à en créer une cellule spécifique au nez et à la barbe d’un ministre qu’il ne faut pas mettre au courant non plus, trop chatouilleux quant à son domaine de compétence !
C’est dire l’état mental du patron…
Et avec des hommes neufs, en plus !
Le pauvre secrétaire général, s’il avait su que depuis la dissolution des groupes spéciaux, la fermeture d’Aspreto suite au couac de Greenpeace dans l’hémisphère sud, il n’y a plus que le GIGN, parmi les militaires, capables de mener une enquête digne de ce nom sur le territoire, alors même que ce n’est pas leur mission essentielle…
Et encore, ceux-ci relèvent du ministère de l’intérieur après la fusion définitive programmée à d’ici quelques mois !
Ministre qui passe justement à la Justice après avoir été le ministre des armées et de l’intérieur au passage…
Un bel imbroglio politique en perspective et avec que des egos surdimensionnés en plus !
 
Son collègue du ministère de la défense est un peu surpris sur le moment quand on il lui raconte cette histoire-là. Réunir une équipe d’enquêteurs pour retrouver de l’argent détournés 20 ans plus tôt ? Et par qui ? Et comment ?
« Le problème n’est pas tant l’enquête ni ses résultats, me semble-t-il. Ce serait plutôt de sélectionner un agent compétent qu’on va placer en première ligne sur un siège éjectable. Mais je t’avoue qu’il s’agit peut-être d’une opportunité… »
Et son ami, pour en plaisanter, tout à la rigolade de cette idée stupide et légère du moment de ce monde « des politiques » qu’ils sont censés servir tous les deux, de répliquer : « Un pilote de chasse alors ! »
Tout deux en rient de bon cœur.
Qui va-t-on envoyer à l’abattoir qui paraisse suffisamment sérieux et compétent pour plaire aux alliés américains à qui l’on devait bien ça, qui ne soit pas une grosse perte pour la « grande muette » en cas d’échec plus que probable ?
« D’autant mon ami, que si par hasard ces fonds existent encore, car on peut en douter puisqu’aucun service de police n’en a retrouvé trace, c’est que, soit, ils sont bien cachés et je ne vois pas comment notre homme parviendra à les débusquer, soit, ils sont protégés par un dispositif très efficace. »
Et son collègue étoilé de rajouter : « Et comme Icare s’approchant trop près du soleil de toutes les vérités lumineuses, il s’y brûlera forcément les ailes, ton pilote de chasse. »
« C’est tout à fait ça ! »
« Ton dossier sent vraiment le soufre et je ne sais pas si je veux en savoir plus, sur ton cadeau ».
Ils conviennent, après avoir devisé, que l’état-major chercherait un nom à proposer au ministre dans la semaine, parce qu’effectivement, dans les rangs des officiers supérieurs, de toute la hiérarchie militaire même, jusqu’à l’union des sous-officiers, tout le monde est plus ou moins au courant de l’histoire de ses fameux fonds dérobés et introuvables depuis deux décennies !
Et chacun, pour mieux refiler la patate chaude à leur propre secrétariat.
Huit jours d’été passent et toujours rien.
Justement, ça s’énerve sévère au « château », au moment ou se rajoute l’épisode des balles reçues par la poste !
Un coup de téléphone plus tard, les deux hommes se retrouvent place Saint-Augustin au cercle interarmées.
« Ça s’impatiente au sommet de « l’Etna » (terme désignant le « château »). Qu’as-tu à proposer, même d’un peu sous-dimensionné ? »
 
La pêche est maigre. Les officiers pressentis n’aiment pas se mêler des affaires des civils et encore moins de celles de « basse-police ».
« J’ai une ribambelle de sous-officiers sous le coude, un peu désœuvrés, que ça ne gênerait pas du tout de faire la nique à la poulaille du pays, mais ils n’auront pas assez d’imagination pour être efficace. Pas crédible !
Et comme j’imagine que ton chef n’appréciera pas qu’on se moque de lui, je ne te les présente même pas. J’ai aussi quelques officiers subalternes d’active, mais franchement, ils ont tous un empêchement. »
Et le général d’ouvrir son porte-document.
« Celui-là est dans le collimateur soupçonné de tremper dans de la resquille de matériels. Je ne te le conseille pas.
Cet autre me semble être assez débrouillard et honnête, mais son chef de corps ne veut pas s’en séparer dans ses montagnes afghanes. C’est vrai que ça demanderait de rapatrier toute son unité alors qu’ils y font du bon boulot.
Celui-ci est un marin qui est obnubilé par sa femme qu’il suppose lui être infidèle. Il faut dire qu’on peut la comprendre, il lui tape dessus ! »
La crème…
« Franchement je ne vois pas ! Après on tombe dans les psychorigides ! Là encore, je ne me vois pas te refiler un gars comme ça, lancé sur la piste d’argent détourné sans que ça ne nous revienne pas en boomerang un beau matin ou un autre : affaire trop sensible. »
« Et celui-là ? »
« Il est à l’hôpital.
J’ai bien des officiers de réserve, mais, soit ils sont physiquement inaptes ou indécrottablement rangés dans le civil à gérer des affaires de congrégations, fondations ou autres, soit ils sont soupçonnés de travailler aussi pour des puissances étrangères ! »
Comment ça ? « On a de la « crème de traître » dans nos rangs ? »
Ce n’est pas ce qu’il veut dire : « Tu prends celui-là. Il est patron d’une usine de munitions dans l’Ardèche. Un bon élément. X-Sup-Aéro, anciennement pilote de chasse dans l’aéronavale, il gère une de nos fondations arrières dans le grand sud, et deux ou trois autres bricoles personnelles, dont un business d’enquête et de sécurité des personnes, mais on pense qu’il vole pour les américains ! »
« Il vole quoi ? Des secrets-défenses ? »
Pas du tout : « Il vole pour des missions spéciales pour les américains, en avion ! Voler, pas voler » fait-il en écartant les bras puis en singeant un pique-Pocket.
« Non, c’est un grand patriote de confiance, à n’en pas douter, mais je ne te l’enverrai pas : il a eu des problèmes qui lui ont valu une interdiction de vol sous nos couleurs, en même temps qu’une citation à la flotte. Plus la médaille du Congrès américains ! Un cas à part ! »
 
Après avoir réfléchit une seconde, le chef d’état-major élyséen rebondit avant que son collègue du ministère passe au dossier suivant :
« Peut-être qu’au contraire c’est notre chance. Bien vu des ricains, un « X », un militaire, médaille de leur Congrès… Il est presque parfait ton bonhomme ! »
« Justement, je t’interromps ! On n’a plus beaucoup de polytechnicien sous l’uniforme, même de réserve. Et celui-là aurait pu finir amiral s’il ne nous avait pas collé sa démission juste après avoir été promu capitaine de corvette. Faut dire qu’il avait été affecté à la DRM[1] en surveillance du site de Mururoa. De quoi te filer le bourdon durablement et de repartir dans le civil au galop.
On ne va pas non plus le sacrifier, même si ce n’est pas un bon numéro ! Un « X » qui conduit une usine de munitions et de missiles sous licence EADS et Safran, on en a besoin, mon ami ! »
Et celui-ci tourne sa langue dans sa bouche et répond :
« Moi, je veux bien, mais réfléchis une seconde : les informations que notre police ne trouve pas, elles pourraient venir des américains qui ont des prétentions sur le sujet plus que solides. Eux semblent savoir des choses qu’on ignore ici-même alors que ça nous concernerait ! Moi, je veux bien » répète-t-il, « mais ce serait peut-être une façon de savoir ce qu’ils ont dans leur froc, ces emmerdeurs-là ! »
Effectivement, bien raisonné.
« Encore faut-il qu’il accepte, ce type. Il aura peut-être des exigences si on veut s’assurer de son concours. Tu n’imagines quand même pas qu’un « X » va se lancer comme ça dans une enquête à siège éjectable ! »
D’un autre côté, il a appris à s’en servir, des sièges éjectables…
« Et puis, il faudrait que les américains le sachent sur le coup, sans ça, on va prendre du retard à l’allumage. »
 
Ils examinent ensuite d’autres fiches, mais c’est sans résultat. Le seul qui sort du lot, ça reste cet aviateur-marin sans aile. Un cas à part, en effet.
Les deux hommes conviennent de préparer un dossier complet sur ce type-là avant d’avertir leur homme.
Il faut quand même que la hiérarchie de l’Élysée en accepte l’idée au préalable.
Délai, deux trois jours, pas plus.
 

 
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[1] Direction du Renseignement Militaire.

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