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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 1 août 2010

Opération « Juliette-Siéra » (II)

Deuxième chapitre : Bastard of froggies !
 
Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Les français, c’est comme ça : il faut qu’au dernier moment, ils n’en fassent qu’à leur tête !
Et les présidents « père & fils » bataillent ferme un long moment avant de mettre fin à l’entretien avec le nouvel élu qui en ressort manifestement contrarié !
Il y a des journées, comme ça, où il vaut mieux ne pas se lever.
 
Venir jusque-là pour se faire mettre « un savon » comme un petit garçon pris la main dans le pot de confiture, par deux générations de présidents américains, ça a un côté surréaliste !
Lui veut un poste clé dans l’Otan pour un officier général français et eux veulent du pognon.
Mais lequel grand Dieu ?
La France est ruinée plus qu’au-delà du raisonnable et il faudrait récupérer des fonds secrets dont personne n’a aucune idée de l’endroit où ils sont planqués, ni même s’ils existent vraiment ?
Bush Père lui rappelle l’opération « tempête du désert » et les trois milliards et demie détournés sur les indemnités payées rubis sur l’ongle par le Koweït au titre des remboursements de frais des opérations de libération de son territoire, sans compter un solde supplémentaire et équivalent versé par l'Arabie Saoudite.
Il lui balance le demi-milliard de dollars des commissions sur « l’opération bravo », la vente des frégates furtives à la chine nationaliste pour un prix total de deux milliards huit cents millions de dollars, sans parler de l’équivalent, au taux de 8 % rien que pour les commissions, sur la vente des sous-marins de type Agosta 90B au Pakistan.
 
Là, le président français sait.
Pour les frégates, il n’était pas au pouvoir, mais seulement à l’occasion de l’alternance qui a suivi. Et il s’est fait « mettre au parfum » sur ces commissions, qui avaient été pour l’essentiel redistribuées aux partis politiques de tout le pays que, ministre du budget de son mentor de premier ministre, il avait été remis le même schéma pour les sous-marins.
Sauf que là, l’élu de l’Élysée de 95, a mis le holà et fait interdire tous versements après coup, que ça n’a pas plu à tout le monde.
Exit l’affaire « Bravo » ! Les commissions ont été payées à tout le petit personnel de tous les partis.
Quant aux 100 millions de commission des sous-marins, il en a été remis 7 aux pakistanais, une partie a servie au financement de la campagne de son mentor en 1995, parfois en billet de 500 francs[1], un petit bout à son prédécesseur pour l’entre-deux tours, le reste à quelques agitateurs.
Exit l’affaire Agosta ! Car tout le reste et l’essentiel au final, a été bloqué par son propre prédécesseur. Ce qui n’a pas plu à tout le monde, tout le monde sait ça.
 
Que nenni insiste Bush-fils : Les frégates ont été rachetées plus tard et l’amende de 599 millions de dollars, soit un demi-milliard d’euros, versés à Taipei[2].
Si le ministre d’alors, « Char-As », a bien signé une autorisation de paiement des commissions, comme il l’a affirmé en 2004, le président français de l’époque a bien vu passer cet argent.
« Non ! Pas le prix du rachat des frégates… ces sommes ont été versées par l’intermédiaire d’un fonds souverains des Émirats-Arabes-Unis pour faire plaisir à ton boss de l’époque. Mais d’où vient cet argent à ton avis ? »
Le président français ne peut pas feindre son ignorance. Tout ce qu’il sait à ce moment-là, c’est qu’un des princes a été vu dans la capitale et à la tribune officielle du défilé du 14 juillet de cette année-là !
« Des fameux fonds secrets ! »
Ça ne fait pas le compte, rétorque le président français.
C’est parce qu’il y a eu d’autres affaires du temps du président de la gauche-unie en France.
 
L’accord « nourriture-pétrole » a fait ramasser beaucoup d’argent à divers intermédiaires.
Sur la gestion de 64 milliards de dollars durant 10 ans, la succursale New-yorkaise de la BNP a non seulement facturé ses propres commissions, mais au moins 700 millions de dollars d’honoraires divers à des intermédiaires autorisés. Dont beaucoup de français.
La fraude est évaluée à 1,8 milliard de dollars sur des fonds qui auraient dû revenir au Koweït, entre la surfacturation des produits alimentaires des entreprises autorisées et la sous-facturation de cinquante centimes sous le cours du baril déjà décoté.
Sans compter le « sur-lifting » frauduleux des pétroliers !
Et l’extinction des 1.100 puits de pétrole en feu du Koweït en 1991 a été l’occasion d’un détournement de plus de vingt quatre milliards de dollars.
Quinze ont été remboursés sur fond de garanti de l’Otan, via l’Onu, et c’est justement cette somme-là qui doit être restituée avant de rentrer totalement dans l’alliance, et les sept en premier jet sont revenus via un trust anglais !
« Les intérêts, on tire un trait dessus comme d’un cadeau de bienvenue. »
Car, il faut aussi compter avec les 790 millions de dollars de la vente d’armes en Angola, en 1994, les commissions de l’affaire Luchaire – la vente de 450.000 obus à quelques dollars l’unité en production, le double à la vente, livrés franco de port à l’Iran en guerre contre l’Irak, de 1982 à 1987 – l’affaire Pechiney-Triangle, l’affaire Vivendi, plus l’affaire des frégates de Taïwan, des mirages et missiles de Taipeh, la vente des sous-marins à Karachi, qui vient d’être évoquée. Etc. etc.
« Il y a en gros 50 milliards d’euros qui appartiennent à ton pays et qui se promènent n’importe où sans que tu en aies la maîtrise, « good-guy » ! Il serait temps que tu les retrouves et que tu payes les dettes de ton pays à l’Alliance, soit 15 milliards de dollars. »
Et le père du « chef », d’opiner… du chef...
Le président français en tombe des nues : 50 milliards ? Il n'en a jamais entendu parler et est sûr que ses vis-à-vis américains ne peuvent qu'affabuler.    

Mais comment ?
« Ton administration est pourrie ! Une vraie république bananière, « old chap ». Une véritable mafia. Tu te souviens d’AZF ? Pas ton usine d’engrais, mais le groupe terroriste ! »
Oui bien sûr ! Le président était « aux affaires », alors.
« Eh bien, contrairement à ce que tu crois, la rançon a été payée par ton gouvernement – et je peux t’en parler en toute connaissance de cause – mais sans que personne ne le sache ! Retrouve la trace de ce fric et tu trouveras la source ! »
Payée, payée, ce n’est pas ce qui a été affirmé au plus haut de la tête de l’État, au sein même du gouvernement, à cette époque-là. Et comment peut-il savoir tout ça, lui, avec tant d’assurance ?
« Et tu fais vite. Parce que je t’annonce aussi autre chose !
Le groupe Bilderberg en a été averti cette année pendant le dernier week-end de mai à Istanbul. Tu peux vérifier auprès de ton collègue des affaires étrangères, il y était.
Et nous ferons circuler discrètement l’information au prochain congrès de Davos. »
Bush fils est interrompu par son père et un raclement de gorge. Le fils fait tourner son chewing-gum entre ses mâchoires, le regarde et reprend son discours :
« Il y a beaucoup trop de dollars flottant qui circulent de par le monde.
L’amorce de la crise qu’on veut majeure, doit en faire perdre de la valeur et provoquer la contraction des volumes. C’est déjà en marche depuis un an et nous ne lèverons pas le petit doigt pour l’arrêter. Avec un peu de chance, ça tombera après nos élections de l’année prochaine.
Alors tes avoirs en dollars, place-les rapidement en euros ou autre chose. »
Junior parle évidement de la crise des subprimes. Ce qui fait hausser des épaules le président des français et lui fait lâcher un marmonnement prophétique du genre : « De toute façon, quand il faudra agir, que les gens attendront des plans d’urgence, on les mettra en place avant que tout ne s’écroule et on en profitera pour moraliser la profession ! »
 
Et le président français de revenir très vite sur le sujet du moment : « Ok ! Je ferai le nécessaire, mais laissez-moi un peu de temps que je me renseigne utilement. Disons… après votre crise annoncée ? »
Un an après, pas plus. Fin 2009 au plus tard.
Et le couple présidentiel américain accepte en échange de maintenir le calendrier et les engagements pris auparavant : ils ne risquent pas grand-chose, puisque de toute façon le mandat du fils aura pris fin avant cette date butoir.
L’entretien finit en apothéose pour le président français, sur le bateau de retour, avec une cynique leçon de morale.
« Méfie-toi aussi de ton épouse, man ! Tu sais, Al Gore aurait pu être élu à ma place si mon prédécesseur avait tenu sa queue dans son pantalon.
Les femmes, ce n’est pas bon pour la politique… Jette celle que tu as et prends en une autre ! »
Il y a des journées, comme ça, où on ferait mieux de ne pas se lever.
 
Cinq années de travail pour un résultat nul dès les premiers pas d’une nouvelle amitié américano-française naissante grâce à un président « complice ».
Charles Almont est furieux en apprenant le contenu des entretiens… C’est le moins que l’on puisse dire !
Et ce, avant même d’avoir rencontré son supérieur hiérarchique, lui-même particulièrement remonté après son entrevue d’avec les responsables du département d’État !
C’est dire après.
 
Il faut absolument remettre la machine en marche, refaire ce qui a été fait avec le précédent locataire de l’Élysée, tout faire pour remettre ces « fucking-boys » de mangeurs de grenouilles sur le droit chemin !
Autrement dit, faire monter la pression.
Le service devient rapidement un chaudron bouillonnant. Les nouvelles instructions arrivent et il faut faire face en plein mois d’août, faire tourner la boîte à idées.
Des idées. Des idées et vite !
Le président français a besoin d’aide. Discrète mais comment la lui apporter sans relai ?
Car avec l’arrivée de la nouvelle équipe au pouvoir, on a perdu « Maeva », l’indispensable « oreille de Moscou » qui avait permis durant dix ans de suivre les évolutions du « château » élyséen.
Cette fois-ci, « Maeva » retourne en province, loin des allées du pouvoir alors qu’on avait eu tant de mal à la placer là où il fallait en toute discrétion !
Comment se rendre utile à ses « mangeurs de grenouilles » qui ne savent même pas ce qui se passe dans leurs propres services ?
Ils en sont jusqu’à perdre la trace des milliards de fonds secrets : une gageure à une époque où tout est traçable, surtout en matière d’argent !
Le service a même fourni les clés de la banque de compensation luxembourgeoise, Clearstream, d’abord à un journaliste, puis ensuite à un « petit-malin » d’informaticien de passage à Londres, placé en taupe chez le concurrent des avionneurs américains.
Ça l’avait fait mousser, côtoyer de vrais experts du renseignement et avait dégénéré en règlement de comptes entre les deux ministres français importants de l’époque.
Pas plus mal : Tout ce qui peut alors démolir « Pindevil » est bon à prendre. Et à la veille des élections françaises, ça cadre assez bien que celui-là ne puisse pas faire de l’ombre au « petit-protégé ».
« Petit », il en fait une maladie jusqu’à se prêter à un photomontage où il toise le président Bush qui lui rend bien deux têtes et en a bien rigolé, sur le coup, de ce côté « prêt à tout » pour servir les desseins du pays.
C’est dire l’extraordinaire complexe du bonhomme…
Voyant que ça ne produit pas les effets souhaités, l’agence fournit même un listing papier de plusieurs kilos à la DNEF[3], par l’intermédiaire d’un cabinet d’avocats fiscalistes implanté dans une des tours de La Défense. Les types font leur boulot moyennant une remise gracieuse des redressements dont est victime leur client, une compagnie américaine, mais ce con de ministre du budget à l’époque, début 2007[4], a refusé de les utiliser : Et ils sont passés à la broyeuse sans même avoir été examinés en profondeur.
 
Le toujours sous-directeur Almont rend donc sa copie à sa hiérarchie dans le courant du dernier trimestre 2007 : Un plan alambiqué dont il suffirait d’actionner les leviers au fil des opportunités.
La première des choses est de replacer un « contact » utile à l’agence auprès du nouveau président français.
La seconde est de refiler, par un nouveau canal, les traces des circulations de fonds suspects.
La troisième est de faire rouvrir une enquête de fond par un service français qui n’est pas « mouillé ».
Ni les flics locaux, ni les services du pôle financier, ni ceux des services fiscaux ou des douanes, capables de laisser passer n’importe quoi au fil des « fuites ».
Leur justice, directement ?
Et d’en contrôler le déroulement afin qu’avant l’échéance de fin 2009, l’Otan retrouve ses fonds, que les milliards divagant soient de nouveau sous contrôle des autorités légitimes françaises !
Bien sûr, le tout discrètement, sans qu’on ne puisse jamais remonter à l’agence et encore moins au service.
Le quatrième, mettre la pression de façon anonyme.
Après, c’est l’affaire des « attachés d’ambassade » de faire passer des messages subliminaux aux autorités françaises.
 
Un an de galère.
Dès novembre 2007, le nouveau « canal habituel » est dans la place. Ah ! Les bienfaits des « idiots utiles » de Lénine : s’ils n’existaient pas, il aurait fallu les inventer !
Ça fonctionne discrètement et par relais. Avec parcimonie au début, mais correctement dès le second trimestre 2008 : une chaîne opaque, insoupçonnable même, qui fait remonter les « états d’âme » du président, ses sujets de préoccupation du moment, via une agence de communication française à capitaux américains.
À ne pas trop bousculer et surtout à n’utiliser que dans un sens : pas question de se dévoiler en le faisant agir ! Ou alors exceptionnellement…
Et ça reste encore du domaine réservé de l’état-major de l’Agence…
 
Le second est plus compliqué à mettre en place et n’a pas le résultat escompté. Mais c’est désormais une affaire publiée dans la presse, confirmée par leur ministre du budget en 2009, le procureur de la république de Nice, le « juge en solex » de la riviera azuréenne et la justice helvétique : la chasse aux comptes frauduleux mérite d’être racontée.
Il a suffit pour ça de quelques « brèves de comptoirs » dans le salon d’un hôtel de Genève.
L’honorable correspondant local de l’agence « travaille » depuis quelques mois un informaticien franco-italien, Hervé F. qui peut devenir un informateur, décrit comme « vivant dans son monde » à part à lui, fait de bits et d’octets, d’algorithmes et de fonctions booléennes.
Le type est soucieux de ne pas commettre d’illégalité dans son travail pour une des grandes banques mondiales sino-britannique. Il s’épanche et s’ouvre à « son ami » de l’existence d’écritures qui ressemblent fort à du blanchiment d’argent.
« Je redoute que les procédés utilisés par ma banque aient pu contribuer à la crise financière ».
Rappelons que la « crise des subprimes » débute au deuxième semestre 2006 avec le krach des prêts immobiliers (hypothécaires) à risque aux États-Unis (les subprimes), que les emprunteurs, souvent de conditions modestes, ne sont plus capables de rembourser.
Révélée en février 2007 par l'annonce d'importantes provisions passées par l’employeur d’Hervé F., elle s'est transformée en crise ouverte lorsque les adjudications périodiques n'ont pas trouvé preneurs en juillet 2007, justement.
Compte tenu des règles comptables en cours, il est alors devenu impossible de donner une valeur à ces titres qui ont dû être provisionnés à une valeur proche de zéro.
En même temps, les détenteurs ne peuvent plus liquider leur créance. La défiance s'installe envers les créances titrisées (ABS, RMBS, CMBS, CDO) qui comprennent une part plus ou moins grande de crédits subprimes, puis envers les fonds d'investissement, les OPCVM (dont les SICAV monétaires[5]) et tout le système bancaire, susceptible de détenir ces dérivés de crédit.
 
Cette crise de confiance générale dans le système financier cause une première chute des marchés boursiers à l'été 2007 provoquée par un arrêt temporaire de la spéculation.
Le trouble est désormais localisé dans le marché interbancaire qui permet le refinancement au jour le jour des banques.
La méfiance dans la liquidité des « collatéraux » et l'incertitude sur la localisation des titres contaminés bloquent progressivement les relations interbancaires et commencent à mettre en difficulté nombre de banques à travers le monde : c’est le « plan bush » qu’il évoquait sur le bâtiment de la « Coast-Guard » en début du second semestre 2007.
Les autorités font d'abord mine de ne pas vouloir croire à une crise de liquidité bancaire et les banques centrales ne cessent d'injecter massivement des liquidités sur le marché interbancaire.
Le feu va ainsi couver jusqu'à ce que les premières faillites apparaissent, puis gagnent les premiers rôles de la finance internationale en septembre 2008.
 
Hervé F. est alors mûr pour « considérer avoir un rôle à jouer ».
Il ne faut pas beaucoup le pousser pour qu’il détourne 127.000 noms, comptes, adresses, pour plusieurs millions de lignes d’écritures et passe en France avec ses DVD qu’il remet, non pas aux autorités fiscales du pays, mais au Procureur Général de Nice, sur les conseils avisés de son « ami de Genève » : c’est qu’il s’agit aussi de toucher une prime d’aviseur sur l’argent éventuellement récupéré sur les fraudeurs du fisc.
Il ira même proposer ses informations au fisc italien, le tout avec l’appui plus ou moins clair de sa maîtresse.
Le juge peut lui assurer une protection judiciaire s’il est convaincant, pas les services fiscaux de ce pays qui avaient benné les précédents listings.
Et celui-là, n’y connaissant pas grand-chose en matière financière, saisit le SNDJ[6] à qui il transmet les DVD accompagnés d’une commission rogatoire d’ouverture d’enquête.
À Langley, on croit un temps que cette fois-ci, c’est bon.
Et, contrairement aux attentes, voilà ces « bastars of froggies » de garder l’ensemble pour eux, tout en essayant d’extraire à peine trois à quatre mille noms de résidents français que le ministre du budget exhorte à se dénoncer avant le 31 décembre 2009.
Un coup pour rien : Jamais le listing n’aurait dû être utilisé à ça et encore moins à « moraliser » l’activité bancaire.
En décembre 2008, le franco-italien est poursuivi par son ex-employeur pour vol de données informatiques. Convoqué à Genève, il est relâché l’après-midi même en possession d’un sauf-conduit.
En fait, c’est deux millions de comptes et des milliers de milliards d’opérations qu’il faut éplucher à travers le monde pour retrouver les fonds secrets des français. Le NSA s’en est fait une de ses spécialités au fil du temps avec son programme « Promis », mais sans vraiment aboutir clairement.
Un travail titanesque pour l’éventuel enquêteur des français ! Quasiment impossible pour un homme seul, pas soutenu, et même, peut-être, pour un service complet en plusieurs mois…
 
Le troisième point de l’opération quant à lui n’avance pas très vite, pendant ce temps-là. L’affaire « Clearstream » qui est un des points clés d’entrée dans le dispositif, est détourné de son objectif initial, jusqu’à accuser le président français sortant d’avoir des comptes nippons. La piste est bonne, mais il n’y a pas de comptes japonais qui lui soient propres : un flop.
À ce moment-là, on est déjà fin 2008, et en parallèle, Almont et l’agence comptent plutôt sur le quatrième point qui doit faire bouger les choses.
C’est « l’épisode des balles » de 9 mm.
 

 
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[1]  Déclaration de « Bat-la-mou » 28 avril 2010 devant la commission d’enquête parlementaire.
[2]  Après la condamnation définitive du pays par la commission arbitrale internationale. Les fonds seraient restés sous séquestre entre-temps.
[3]  Direction Nationale des Enquêtes Fiscales.
[4]  C’était dans la presse fin 2009…
[5]  Que même le Conseil Général de Seine-Saint-Denis – et beaucoup d’autres – utilise pour gérer ses excédents temporaires de trésorerie…
[6]  Service Nationale de Douane Judiciaire, le seul service de police judiciaire dirigé par un magistrat.

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